Primordiale pour la préservation de l’indépendance et le maintien dans l’emploi, la pratique de la conduite n’exclut pas les personnes en situation de handicap, à condition qu’elles soient physiquement aptes. Le point sur le cadre juridique, les aménagements et les aides possibles.
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Selon l’arrêté du 21 décembre 2005, fixant la liste des affections médicales incompatibles avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire, tout conducteur a la responsabilité de s’assurer de son aptitude à conduire. « C’est donc vous qui devez effectuer les démarches nécessaires à l’obtention de votre autorisation de conduire », précise Antoine Vernier, enseignant à la conduite au sein du Ceremh. Si vous souffrez d’une affection qui peut influer sur votre capacité à conduire, il est conseillé d’effectuer au préalable une évaluation d’aptitude à la conduite dans un centre agréé ou au Ceremh. On vous fournira un compte-rendu à présenter à un médecin de ville agréé par la préfecture de votre département qui va se prononcer sur les aménagements nécessaires au véhicule. « Ces démarches sont obligatoires pour les personnes présentant une affection médicale ou une incapacité physique et souhaitant passer leur permis de conduire, ainsi que pour les personnes déjà titulaires du permis, confrontées à une diminution de leur mobilité au cours de leur vie, et souhaitant continuer à conduire », ajoute-t-il. Dans ces cas-là, vous devez procéder à une régularisation de votre permis pour apprendre à conduire avec les dispositifs d’aide à la conduite. Attention : si vous recouvrez certaines capacités, vous devez régulariser votre situation pour la suppression de ces aménagements.
